Le répertoire des pièces du Théâtre de l'Océan














La Mouette


Auteur : Anton Tchekhov

Mise en scène : Aurélia Aubert


Fils d'une comédienne célèbre, Constantin veut devenir écrivain et conquérir la gloire et, avec la gloire, la main de Nina. Mais lors de sa première représentation, un manifeste pour un théâtre nouveau et un monde meilleur, sa mère, Arkadina, trouble la pièce par des propos fâcheux. Cet insuccès détache Nina de Constantin, qui rêve de devenir comédienne.

Constantin cherche la reconnaissance de sa mère et de son amant, le célèbre écrivain Trigorine. Nina, prête à tout pour réussir et être reconnue comme actrice, est fortement éprise de Trigorine.

Deux ans plus tard, Nina et Constantin se revoient une dernière fois. La carrière de Nina a échoué, Trigorine l'a quittée une nouvelle fois pour retrouver Arkadina.

Tous aspirent à l'amour et à la reconnaissance, mais ils sont dans l'impossibilité de s'entraider.

Ce drame a rénové le théâtre russe et fut le premier succès théâtrale de l'auteur.

Tchekhov a fait de l'art le terrain de prédilection des passions, des illusions et des conflits des personnages de La Mouette. Ici, si l'on n'est pas artiste, on aurait voulu l'être... comme si c'était la seule chance d'être contemporain.









Les quatre morts de Marie


Texte Québécois de Carole Fréchette

Mise en scène : Aurélia Aubert

Conseiller artistique : Jean-Claude Zivie

Lumières : Hélène La Forge

Interprétation : Aurélia Aubert, Elisa Bou, Ali Kattoursi, Célia Reynaud, Florian Simonnet.


SYNOPSIS

Pièce en 4 tableaux.

Tableau 1 : Marie enfant, exprime tous ses rêves : construire une pyramide, faire le tour du monde à pied, écrire un roman.
En allant à l’école elle rencontre Pierrot. Quand elle revient, Simone, sa mère, est partie à la recherche d’elle même.
Puis, Théo, son père, réapparaît, il a parcourut le monde.

Tableau 2 : Marie jeune femme, veut exister en faisant exploser des camions, avec l’aide de Louis. Pierre, le voyageur essaie de les raisonner.

Tableau 3 : Marie organise une petite fête, elle est à la limite de la folie :
« Rester sur Terre et faire semblant d’être joyeuse comme Sylvette, ou bien vivre ses rêves au milieu de l’Océan ? ».

Tableau 4 : A bord d’une chaloupe, Marie à décide de quitter la Terre pour vivre ses rêves.
Elle explique le fond de sa pensée, face à la totale incompréhension de Simone, Sylvette, Louis, Pierre, et Thomas.


NOTE D'INTENTION ET DE MISE EN SCENE.

La société actuelle dans laquelle nous vivons nous permet-elle d’avoir suffisamment de repères pour être équilibré ?,
Est-il plus facile d’être heureux en faisant « semblant d’être » ?
Pourquoi sommes nous toujours jugé par le métier que nous faisons ?
Est il possible de vivre ses rêves et qu’en est le prix à payer?
Est il possible de rester vivant de l’intérieur et de s’intégrer dans la société ou bien vaut mieux t’il renoncer à ses rêves et devenir « mort-vivant » ?

Toutes ces questions surgissent à travers Les quatre morts de Marie et auxquelles Carole Fréchette tente d’y répondre.
Elles remémorent les doutes et la puissance vitale qu’il y en a en chacun de nous.
Les réponses ne sont pas claires, elles en sont mêmes déstabilisantes.
Il n’y a aucune morale, juste une volonté de crier que la vie est plus belle qu’elle n’y paraît quand on la respecte et qu’on la vit, plutôt que de la consommer…

Un extrait parle de lui même :
« Marie : Qu’est ce que tu fais ?
Pierre : Je te regarde.
Marie : je veux dire : dans la vie, qu’est ce que tu fais ?
Pierre : je me lève, je me lave à l’eau froide, je bois trois cafés…
Marie : oui mais qu’est ce que tu fais ?
Pierre : je cire mes bottes bien comme il faut…
Marie : oui mais…
Pierre : je mets mes bottes, et je pars. Dans la vie je me déplace.
Marie : on peut pas vivre comme ça sans rien faire.
Pierre : mais je fais des choses. Je marche, je parle, je regarde, je vole des pommes, je mange, je désire les jeunes femmes…
Marie : c’est rien ça compte pas, c’est inutile… »

En tournée depuis décembre 2004.

Lieux de représentations : Belle Ile en Mer, Reims, Polytechnique, Paris.





La Peau d’Elisa


Texte Québécois de Carole Fréchette

Mise en scène : Aurélia Aubert

Conseiller artistique : Jean-Claude Zivie

Lumières : Sébastien Vrignaud

Interprétation : Aurélia Aubert (Elisa), Célia Reynaud (La jeune femme)

Musique sur scène : Olivier Hutin (saxophone et flûte traversière).

SYNOPSIS

La société dans laquelle nous vivons prône la réussite professionnelle.
Elle nous amène à être de plus en plus performant, productif mais aussi consommateur de bien être.
Mais les « frissons », les sensations, les ressentis, les émotions et l’amour ne se consomment pas, ils ne s’achètent pas ni ne se vendent, ils se vivent.
Plus qu’une critique de la société, Carole Fréchette a voulu, à travers La Peau d’Elisa et ses récits d’amour, faire ressortir cet inévitable besoin d’aimer, remède pour se sentir vivant et ne pas mourir de l’intérieur.
Carole Fréchette est allée chercher l’inspiration dans les histoires d’amour des autres.
Et elle l’a admirablement bien trouvée. Elisa est une jeune femme en mal d’amour. Elle se réveille un matin et voit sa peau pousser.
La seule solution pour arrêter ce phénomène, d’après le jeune homme, est de raconter et ressentir de l’intérieur, des histoires d’amour, et à défaut d’en avoir, de les emprunter aux autres et se les approprier.

« ÉLISA : Il a dit: les souvenirs amoureux, quand ils montent de l'intérieur, quand ils passent dans la gorge et dans la bouche, ils dégagent une espèce de substance qui se répand dans la peau et l'empêche de pousser ».

La Peau d’Elisa, si particulière, aux accents poétiques, n’est comparable à aucune forme dramaturgique. Elle se vit, se ressent, s’écoute.


LA PEAU D'ELISA, UNE NAISSANCE BIEN PARTICULIERE...

La Peau d’Elisa a été conçue à Bruxelles, dans le cadre du projet « Ecrire la ville », en octobre 1995, et a vu le jour quelques mois plus tard, en 1996.
Ce projet « organisé conjointement par le Centre des auteurs dramatiques à Montréal et l’atelier Sainte-Anne à Bruxelles, visait à établir un échange qui irait au-delà de la simple présentation de textes existants et provoquerait directement l’écriture.
A l’Automne 1995, trois auteurs montréalais, dont j’étais, ont ainsi fait, séparément, un séjour d’une semaine à Bruxelles […].
Nous devions nous imprégner de la ville puis écrire un texte […]. (Carole Fréchette) ».

Dans le train Paris Bruxelles, Carole Fréchette ne trouvait pas l’inspiration nécessaire pour écrire, « Rien ne venait. Pas une seule petite idée glauque. Et puis, je ne sais pas trop pourquoi, je me suis mise à regarder la place vide à côté de moi. Et j’ai été triste tout d’un coup. (Carole Fréchette) ». Une idée lui est alors venue, qu’elle a exposée au responsable du projet « Je voudrais que vous me trouviez des gens qui accepteront de m’emmener dans un lieu de Bruxelles où ils ont un souvenir d’amour. […] Pour suivre à la trace, dans les rues de Bruxelles, ces moments bénis où la place n’est plus vide dans le train, dans la main, dans la bouche. Petits instants de plénitude. Mon cœur battait. M’asseoir devant les gens et les écouter. (Carole Fréchette)».

L'AUTEUR : CAROLE FRECHETTE

Née en 1949, Carole Fréchette est québécoise et vit à Montréal. Après une formation de comédienne à l’École Nationale de Théâtre suivie d’une maîtrise en art dramatique à l’université du Québec, elle fait partie du Théâtre des Cuisines comme comédienne et auteur jusqu’au tournant des années 1980. Parallèlement, elle touche à plusieurs facettes de l’activité théâtrale : enseignement, organisation de festivals, critique, service théâtre du Conseil des Arts. Elle se consacre maintenant à l’écriture. Sa première pièce solo, Baby blues, a été produite au Théâtre d’Aujourd’hui à Montréal en 1991. Elle a obtenu le Prix du Gouverneur général du Canada en 1998 pour sa pièce Les quatre morts de Marie, puis le Prix Chalmers. Le 12 juillet 2002, Carole Fréchette a reçu à Avignon le prix de la Francophonie décerné par la Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques (SACD).

Plus de 40 représentations…

En tournée dans le Beaujolais, Quiberon, Festival de Belle Ile en Mer, Ile d’Houat et d’Hoëdic, Paris, et cette année à Saint-Malo, Aix en Provence, Reims, La Rochelle, villages et festivals du Périgord (à la rencontre du public), et en représentation exceptionnelle dans le restaurant Parisien « Dans le Noir ? ».

Et de plus en plus de représentations en appartement…






Une bière dans le piano



Texte de Gérard Levoyer

Mise en scène : Aurélia Aubert

Conseiller artistique : Jean-Claude Zivie

Lumières : Aurore Beck

Interprétation : Aurélia Aubert (Jeannine), Célia Reynaud (Simone)


SYNOPSIS

Deux employées modèles, Jeannine et Simone, collègues depuis des années, astreintes à des tâches simples et répétitives, partagent le même bureau, la même routine administrative. Une simple gomme que l’une possède et dont l’autre a besoin sera le déclencheur d’un conflit absurde, comme la plupart des conflits, symbole de toutes les luttes de pouvoir. Commence alors un affrontement terrible, acharné et sans concession, entre les protagonistes. Les deux femmes s’enferment, s’observent, se testent et se déchirent. Ce qui n’aurait pu être qu’une futile querelle de bureau vire à la guerre psychologique, voire au drame passionnel. Mourir pour des idées peut être un geste héroïque mais quand celui-ci est dicté par la plus grande bêtise, cela devient dérisoire et grotesque, absurde et hilarant.

Les deux personnages ont une personnalité très singulière. Jeannine Famechon est célibataire, catholique pratiquante, elle a un côté exubérant et libre. Tandis que Simone Courlier est mariée, elle a deux enfants, elle est austère et rigide.



QUELQUES NOTES D'INTENTION...

A travers Une bière dans le piano, Gérard Levoyer, débordant d'un humour acide et féroce, tisse une satire du monde du travail, exagérant outrageusement les traits pour mieux en faire ressortir la réalité : la compétition, le harcèlement, la perversion sur les êtres qu'exercent le pouvoir et la supériorité hiérarchique...

Un large public, allant de l’enfant à l’adulte, pourra prendre plaisir et profiter du spectacle déboussolant et hilarant que nous offrent Simone et Jeannine.

Une bière dans le piano est d’abord éditée aux Editions Editinter en 1997, puis sous le nom de Burlingue, aux Editions théâtrales Art et Comédie, en 2003.






L'AUTEUR : GERARD LEVOYER

Né à Trouville-sur-Mer en 1946, Gérard Levoyer débute, en 1983, par l'écriture d'une pièce de théâtre, L'Ascenseur . À cette période, il fait la rencontre de Pierre Billard pour lequel il écrira une trentaine de textes destinés à l'émission "Les Nouveaux Maîtres du mystère" sur France Inter. Il travaille également pour Patrice Galbeau dans le cadre de "La Dramatique de minuit", toujours sur France Inter. Puis pour France Bleu, il écrit plusieurs séries de dialogues qui lui permettront, entre autres, de rencontrer Claude Piéplu. Son activité s'enrichit des textes destinés à France Culture et à la Radio Suisse Romande :
La Roue tourne, Une place pour l'hiver, Au bout du couloir, Le Chat dans l'ascenseur, Petit Bicou, Une bonne dose d'humiliation, La Loi du plus faible…

Il est aujourd'hui l'auteur d'environ cent vingt dramatiques radiophoniques. Parallèlement, il poursuit son activité d'auteur dramatique par l'écriture de vingt-trois pièces dont dix sont éditées à ce jour. Parmi celles-ci, quelques titres : Danger, Amour , créée à Paris, au Théâtre Grévin, avec Jean-Pierre Kalfon et Véronique Genest ; Une bière dans le piano, créée à Metz ; Mendiants d'amour, créée à Paris, au Guichet-Montparnasse ; L'Appeau du désir , créée à Vincennes ; C'est vous ou c'est moi ? ; Week-End à Deauville ; etc. Il écrit également pour la télévision et anime un concours francophone d'écriture : "Nouvelle au Pluriel".

Il a reçu, entre autres distinctions, le prix Mounet Sully en 1995 par la Société des Poètes Français, et le Prix Radio de la Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques en 2003. Il est le fondateur du Théâtre du Ricochet (1987).







LE DOSSIER ARTISTIQUE

- DOSSIER ARTISTIQUE + FICHE TECHNIQUE - Une bière dans le piano - Théâtre de l'Océan - Paris.